Du 31 janvier au 3 février, une quinzaine d'élèves, le Chef des Travaux et le Proviseur, accompagnés de deux marins responsables du recrutement, basés au CIRFA (centre d'information de Besançon), ont été invités par la Marine nationale à se rendre à Toulon pour participer à un séjour découverte en mer. Ils ont eu la chance de passer trois jours à bord du Jean de Vienne, superbe frégate spécialisée dans la lutte anti-sous-marine.
Ces élèves sont issus d'une classe de seconde « bac professionnel MEI » (maintenance des équipements industriels) pour laquelle un partenariat avec la Marine nationale a été mis en place. Ils effectuent ainsi au cours de leur scolarité plusieurs stages au sein d'unités de la marine (CIN Saint-Mandrier, bâtiments de surface). Au terme de leurs études, ils se verront proposer des contrats de quartier-maître de la flotte ou la possibilité d'intégrer l'école de Maistrance, pour devenir officier marinier.
Dès son arrivée à bord, chaque élève a été pris en charge par son « binôme », son parrain, un jeune quartier-maître et matelot engagé dans la marine depuis quelques années à peine, afin de rendre cet embarquement aussi vivant que possible.
« J'ai été parrainé par un technicien de maintenance qui m'a fait descendre dans la salle des moteurs où il fait une chaleur énorme et un bruit assourdissant. J'ai relevé les niveaux d'huile et de pression », nous dit Andrea, plongé sans attendre au cœur du bateau.
Son camarade Jérémie a pu comprendre le système de détection : « J'ai visité la partie hydraulique, le « poisson » (le sonar). Son câble plat de 700 mètres s'enroule sur une bobine actionnée par de gros moteurs électriques. Mon binôme m'a précisé qu'il ne l'utilisait pas en cas de présence de baleines à moins de 15 kilomètres car le sonar est hyperpuissant. »
Florent, lui, a été impressionné par l'armement :« J'ai pu assister au fonctionnement du système qui envoie les obus dans la tourelle de 100mm. Les mécaniciens ont permis à chacun de nous de la faire monter et même de la piloter. »
Cédric est admiratif : « J' ai pu m'apercevoir que j'avais vraiment de la chance. J'ai participé à un tir de torpille et à un exercice de recherche du sous-marin qui était intégré à la manœuvre du jour. »
Dimitri a apprécié les explications sur le lancement des missiles Crotale et mer/mer. Idir s'est intéressé au fonctionnement des moteurs : « Le bateau dispose de deux moteurs diesels de 5200 chevaux et en plus, de deux turbines à gaz de 26000 chevaux. Il peut développer une puissance totale de 52000 chevaux. »
Au final, tous auront visité les installations de propulsion, la passerelle, la base de départ de l'hélicoptère Lynx WG13, le central opérations, mais également le quart de jour et de nuit et aussi les rondes en machine.
Si les élèves ont été impressionnés par la qualité du matériel, ils l'ont été aussi par l'ambiance respectueuse et confiante régnant entre tous les membres de l'équipage.
Thomas précise : « Ce qui m'a plu dans cette expérience, c'est l'ambiance chaleureuse à bord aussi bien entre les matelots qu'entre les gradés et leurs subordonnés.» Alexandra ajoute : « Mon parrain affirme que l'équipage est devenu sa deuxième famille et que les longues missions renforcent les liens. Personne ne rechigne à soutenir celui qui rencontre des difficultés. Je suis impatiente de m'engager. »
Tous nos « apprentis-matelots » ainsi que moi-même tenons à remercier chaleureusement l'équipage du Jean de Vienne pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Après avoir quitté le bateau, ils ont visité le musée de la marine de Toulon. Cela leur a permis de mieux connaître l'histoire et les traditions de cette institution et, peut-être, de consolider quelques vocations naissantes.
Le Proviseur
Viviane MAGNIN-FEYSOT
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